Pour en rajouter une couche sur l’Inist

Chess with champagne – Mukumbura sur Flickr – CC BY SA

Dans l’affaire INIST (à suivre sur Twitter avec le hashtag #inistgate), chacun y va de son couplet. Dans la famille « explique-moi ce qui cloche avec Refdoc », on retrouve

- la vigie : Olivier Ertzscheid exerce la fonction de sentinelle couplée à celle de crieur public

- l’historien : rien de tel qu’un chartiste pour vous retracer la chronologie de l’affaire aussi bien que celle des différents postes de ministre d’un Simon Arnauld de Pomponne

- le juriste : bien connu pour ses analyses et sa veille sur le droit de l’information et la propriété intellectuelle, Calimaq reprend sur son blog les tenants juridiques de la question..

- le bidouilleur : pour vous, et à ses risques et périls, il a tout testé. Même le moteur de recherche de Refdoc, pas interopérable pour un sou.

- le prof : il profite de l’affaire pour faire travailler ses étudiants sur le buzz

- les témoins à charge : des chercheurs lésés dans l’affaire y vont eux aussi de leur pierre à l’édifice

- l’ambassadrice : avec la langue de Shakespeare comme arme, elle porte le scandale au-delà des frontières

- les militants activistes : avec le collectif SavoirsCom1, dont j’ai l’honneur de faire partie, un petit formulaire tout prêt est mis à disposition des chercheurs qui souhaiteraient protester en bonne et due forme auprès de l’organisme

Pour en rajouter une couche, je signale un autre service de l’INIST dont la mise à disposition auprès des chercheurs m’a toujours mise mal à l’aise : alors que la base de données PASCAL est alimentée par des agents publics (dépendant de l’INIST, donc du CNRS en tout cas), son accès est payant pour les bibliothèques et les chercheurs : au lieu de proposer un moteur de recherche en libre accès (comme c’est le cas pour Refdoc), l’INIST nous oblige à passer par un fournisseur privé (Ebsco en l’occurrence) afin de consulter la base.

Ainsi, en 2010 (d’après les chiffres du dernier rapport disponible en ligne ici), l’accès à cette base a coûté 6371 euros à mon SCD, pour 7224 sessions ouvertes et 12533 recherches, soit un coût de 50 centimes d’euros la recherche. On est loin des 40 euros demandés pour le texte intégral dans Refdoc, mais quand même!

Pas facile pour moi en formation de promouvoir la base à un public d’étudiants dont une bonne partie exercera plus tard en libéral, loin des facilités d’accès à la documentation électronique du milieu hospitalo-universitaire… alors qu’à côté, d’autres bases de données utiles en médecine sont disponibles en libre accès sur le web : Medline, BDSP, Doc’Cismef

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Publié dans Bibliothèque, Numérique

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